Semaine de Formation des animateurs et bénévoles Léo Lagrange sur la lutte contre les discriminations

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J’ai le plaisir de partager avec vous une semaine riche en échanges, débats et rencontres, un module de formation dans le cadre du programme « Démocratie et courage » qui nous a donné plus de savoir faire et très bientôt se traduira par la mise en place d’ateliers sur le territoire.

La formation a été axée sur la lutte contre les discriminations, le racisme, le harcèlement et sur le phénomène de Bouc-émissaire, aussi elle a permis au stagiare des créer des modules de sensibilisation qui seront proposés aux jeunes Dijonnais cette année.

Pour savoir plus je vous propose des témoignages :

Animateur pédagogique pour le programme « D&C »

Robin Marty– Animateur pédagogique pour le programme « D&C »

Dijon 14-15-16-17 mars 2017 formations « Préjugés Quand tu nous Tiens ! »

« Démocratie & courage est un programme d’éducation à la citoyenneté et de lutte contre toutes les formes de préjugés et discriminations. Initié en France par la fédération Léo Lagrange depuis 2002, et directement inspiré des actions mises en place en Allemagne depuis 1999 par « Netzwerg fûr Demokratie und Courage » (réseau pour la démocratie et le courage).

Mais pour animer ce programme, il faut un outil essentiel, et des humains pour y mettre de l’âme.

Nous nous appuyons, sur une forme de pédagogie complémentaire aux autres que propose l’éducation populaire,  les intervenants mettront ceci  en mouvement pour agiter les consciences, et offrir d’autres perspectives aux participants à nos ateliers.

S’éduquer par les pairs, permet de se réapproprier des questions macroscopiques, et de les « re-plaquer » aux réalités individuelles. Par la pédagogie du questionnement et une posture non moralisatrice, les animateurs donnent la permission aux jeunes et moins jeunes, de confronter leurs points de vue dans un cadre sécurisant, et ainsi trouver des réponses et œuvrer pour la mise en place de solutions de proximité.

Finalement, l’animateur en éducation populaire est un jardinier, qui va planter des graines dans la tête des humains, et par les interactions entre eux, ils vont permettre d’enrichir le terreau dans lequel s’épanouira la prise de conscience…Il ne servirait à rien de tirer sur le germes, la plante ne poussera pas plus vite, par contre nous pouvons proposer les outils pour entretenir cette conscientisation.

Nous créons des passerelles entre les concepts et la réalité, entre les mots et les individus, avec pour objet celui de comprendre, de s’émanciper, et transformer soi et autour de soi, nous facilitons et accompagnons le re-complexification de notre monde tout en gagnant en esprit critique, par l’apprentissage de la coopération, et l’éducation à la paix. Ceci ne veut pas dire subir passivement, mais reconstruire pacifiquement, pas contre l’autre mais avec l’autre. En somme nous tentons de répondre à la question suivante : comment faire société ? Quand ? Qui ? Quoi? Où ? Et Pourquoi ?

Voilà mon fil conducteur tout au long de ma préparation et des face à face avec ce groupe. Lutter contre les discriminations, demande aussi de s’interroger sur nos propres préjugés, et mettre de la sincérité au cœur du projet, c’est cette condition que j’ai proposé aux participants.

De manière globale, j’ai mis toutes les ressources internes (les compétences individuelles, conscientiser les rôles, valorisation des postures…) en lien, afin d’avoir un climat de bienveillance favorable au bon fonctionnement du groupe sur la longueur. Mon rôle dans cette formation  était de faciliter l’expression individuelle, canaliser les différentes voix, révéler un potentiel climat de confiance favorable au partage du savoir chaud. Toute cette matière s’agglomérera au contenue théorique et offrira ainsi à chacun(une) la possibilité de s’en réapproprier le sens. Finalement, le vrai objectif de cette formation  et de révéler à chacun sa sensibilité face aux discriminations, et d’assumer voir sublimer ses peurs, pour ce découvrir les outils qui permettront à son tour de transmettre, questionner, explorer, créer pour et avec le public captif (ou non) en face de lui-elle. Tous ceci grâce aux individus formés mais parce qu’il existe un groupe fédérer qui sera capable d’amortir les chocs, fêter les beaux moments, permettre à chacun(une) de se relever après les écueils.

Cette formation était aussi un espace d’expérimentation, parce que je suis de ceux qui sont convaincus qu’il faut vivre, expliciter, révéler de manière consciente et permanente ce que chacun sera amener à transmettre ou/et à partager. Les mécaniques de groupes, ont des fonctionnements identiques à des échelles différentes. Même à 12, les systèmes de valeurs individuels s’entrechoquent, les rapports de dominations s’installent, les peurs comme d’autres émotions interférent, des micro-violences peuvent s’immiscer. Le temps, l’environnement, le rythme, la densité du contenu, la fatigue favorisent les phénomènes d’exclusions ou des réactions archaïques. Moi, comme les participants étions garant d’un cadre ou chacun avait sa place avec l’Autre.

C’est l’âme que j’ai voulu y mettre. J’y ai mis tous ce qu’on m’a donné, et là je pense à Aurore, Anna, Yohann, Eric qui m’on nourrit avec des échanges intenses et humainement forts. Je pense à tous les humains, pti’t ou grand avec qui j’interagis sur le terrain et qui m’offrent l’opportunité d’expérimenter la vie et d’ouvrir toujours plus grand les yeux sur les différentes réalités qui la compose.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai accueilli, Lucie, Sarah, Zahra, Olivier, Elodie, Mathieu, Samira, Cédric, Jean-Baptiste, Antoine, Madalina et Anas, le premier jour et c’est ce que je me suis efforcé d’égrainer au fil des jours. Dans d’excellentes conditions grâce à Laetitia et Timothée, sans oublier Cynthia du centre Baudelaire. Ils-Elles ont mis tout en œuvre humainement et logistiquement parlant pur faire de cette formation, une rencontre sincère et pérenne entre, dorénavant tous les acteurs de « Démocratie et Courage ! » ; qu’ils-elles soient Bisontins(ines), et Dijonais(aises).

Vous venez de lire ma version libre et spontanée de la manière dont j’ai vécu, et ce qui m’a animé lors de ces 4 jours de rencontre et de transmission autour des discriminations et autres digressions. Je serais ingrat si j’oubliai dans ce retour, la générosité et l’accueil de Jihen, et Ioana qui m’ont hébergé. »

Madalina Virlan, volontaire roumaine en service civique international

Madalina Virlan, volontaire roumaine en service civique international

 

« Pour moi cette formation a représenté le lien entre la partie théorique et la partie pratique sur la thématique discriminations, préjuges et le racisme, je me suis senti très bien intégrée dans le groupe, j’ai trouvé compréhension comme étranger et j’ai appris que chacun se trouver sa place dans la société.

Un grand merci à tous et toutes, bises ! »

 

 

Lucie Berger, bénévole de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

Lucie Berger, bénévole de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

 

« Depuis mon voyage interculturel sur le thème des discriminations, j’avais envie de planter à mon tour des graines dans l’esprit des autres. J’avais déjà essayé de mettre cela en place à partir de mes souvenirs mais à chaque fois, je sentais mes limites. Grâce à cette formation et à Robin, j’ai gagné en confiance en moi. J’ai acquis des réflexes et astuces qui me permettront de faire mieux que mes précédents essais. De plus, ces quatre jours ont été une véritable petite bulle en dehors du temps grâce aux personnes formidables que j’ai rencontré. J’ai beaucoup appris grâce au partage d’expériences. Je voudrais surtout remercier Robin, toujours à l’écoute et toujours jovial! »

 

Jean-Baptiste Joly, stagiaire de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

Jean-Baptiste Joly, stagiaire de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

« Démocratie et Courage, intriguant comme intitulé de formation mais pourtant des termes qui résonne en moi. Le module fil rouge de la semaine « préjugés quand tu nous tiens ! », était très intéressant et très enrichissant, de par le contenu, les méthodes d’approche, mais aussi les points de vues et les différentes expériences des autres participants. Des méthodes que j’imagine assez simple à transposer auprès des adolescents et même d’autres publics. Une semaine intense de part un large contenu à faire passer en 4 jours, de part des expériences passées qui ressurgissaient. Cette formation était animée avec passion, par le formateur mais aussi par les autres participants. Pendant ces 4 jours j’ai évolués dans une bonne dynamique de groupe, à vivre de réel moment d’échanges et de bon moments conviviaux. Merci à tous ! »

Zara Adeleh, bénévole de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

Zara Adeleh, bénévole de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

« Je ne savais à quoi m’attendre lorsqu’on m’a proposé de participer à la formation « Discrimination et Courage ».
Pour ma part, je savais parfaitement ce qu’est une discrimination, un préjugé ou encore un stéréotype. Je pouvais les reconnaitre immédiatement dès que j’en apercevais. Il m’arrivait d’ailleurs souvent, suite à un comportement discriminatoire d’une tierce personne envers une minorité, de débattre sur le sujet avec mes amis, et me réconforter à l’idée que d’autres partagent mon opinion, ou du moins, acceptent et comprennent mon point de vue.

La formation m’a permis de réaliser, faire face, à  un problématique que j’avais, pendant très longtemps, mis de côté, et qui constituait également une source de frustration immense en moi.
Comment parvenir à faire prendre conscience d’une discrimination à un publique, qui n’est pas toujours ouvert ou prêt à l’accepter ?

Comme beaucoup, j’ai été moi-même victime, témoin et auteur de discrimination à une étape de ma vie. Il n’est pas toujours aisé de sortir indemne d’une discrimination dont nous avons été victime, ni de reconnaitre notre erreur et accepter que nous sommes responsable d’une injustice, ou, d’avoir le courage d’agir lorsque nous sommes témoin d’un comportement discriminatoire.
Ainsi, il arrive bien souvent de nous détourner, fermer les yeux, et garder notre silence, nous convaincant nous-même que nous ne faisons que nous protéger, quelqu’un d’autre agira.

Cependant, bien que ce soit très souvent inconscient, nous nous mentons à nous-mêmes, constamment, ce qui a pour conséquence une blessure de l’âme, un plaire intérieur. Comment est-il alors possible d’éveiller la conscience de l’autre si la nôtre est en souffrance ? C’est comme demander à un malade sa méthode de guérison.

C’est en cela que la formation a joué un rôle crucial. Une guérison à la source. J’avais conscience de mes mensonges, de mes actes (ou plutôt « absence d’actes »), de me craintes, j’ignorais cependant la raison. Qu’est-ce qui peut amener une personne à discriminer autrui ? Se soumettre à une loi qu’elle sait pourtant discriminante ? De garder son silence face à une injustice ? Pourquoi ce sentiment de crainte ? Et enfin, comment agir pour permettre à ces individus d’avancer et d’affronter leur peur.

Je tiens à préciser qu’il s’agit ici de mon ressenti personnel de la formation. Il est évident que la richesse de cette formation a permis à chacun des participants de vivre une expérience unique qui leur est propre.

Un grand merci à l’association Léo – Lagrange, au programme Démocratie et Courage, au formateur et aux participants de cette formation qui en ont fait une aventure riche et exceptionnelle »

 

Antoine Racki, bénévole de l’Atelier Mobilité Léo Lagrange

« Le Cercle Léo Lagrange m’a proposé de participer à une formation sur le thème de la discrimination.

Le climat social de mon pays étant un peu tendu, j’ai accepté de prendre part à cette formation “Préjugé Quand tu nous Tiens”. Et je n’ai pas regretté le moins du monde cette semaine passée à travailler sur ce sujet.

Le formateur, Robin, nous à aider à aborder les discriminations de différentes manières, et surtout , comment en discuter avec un public d’adolescent. La semaine a été intense et très très instructive, d’un point de vue humain comme professionnel: j’ai rencontré des personnes et des points de vues très enrichissants, qui m’ont aidés à avoir un angle nouveau au sujet des préjugés.

Je remercie le Cercle Léo Lagrange pour cette formation. »